vendredi 23 mai 2008
Les livres de mon enfance
En rangeant la bibliothèque de mon fils, je suis tombée sur mes premiers livres d'enfant, ceux qui m'ont gentiment emmené vers l'apprentissage de la lecture. J'ai peu de vrais souvenirs heureux de mon enfance. Il y en a eu mais ma mémoire est très sélective ! Ces livres ont le parfum de l'enfance, celui-là que je respirais quand je lisais ces livres, le soir avant de me coucher, dans le lit de ma maman (après le décès de mon père), petite pause tendresse dont j'aime me rappeler...
En tête de liste des livres dont j'ai plaisir à voir et revoir, palper, toucher (pour tout ce qu'ils représentent), il y a les livres de Sarah Kay, celui-ci par exemple :
Pour ceux que ça intéresse, vous retrouverez l'histoire de ce livre sur ce site, spécialement dédié à Sarah KAY : http://membres.lycos.fr/edithgreg/bibliotheque.html
A l'intérieur de ce livre, en page de garde, j'ai fait mes premiers pas en écriture...une écriture maladroite, grossière mais ô combien touchante !
En deuxième sur la liste, il y a les livres des éditions "deux coqs d'or" :
et plus tard, une fois l'apprentissage de la lecture acquis, j'ai dévoré tous les livres "Martine" qu'on a bien voulu me mettre sous la main...Ces petits livres sont en grande partie à l'origine de mon goût pour la lecture...
samedi 23 février 2008
Le chocolat chaud a le goût de l'enfance
Je vais mieux ces derniers temps, cela ne vous a sans doute pas échappé. Même si parfois, j'ai l'impression de replonger vitesse grand V.
Il faut paraît-il trouver quelque chose de positif à tout ce qui nous semble abominable. Pour rien au monde, je ne voudrais redevenir une enfant. Bizarre, hein ? L'enfance n'est-il pas la période bénie entre toutes ? oui mais pour moi, c'est trop douloureux ! Pour qu'elle devienne moins lourde à porter, il faut que je me souvienne des petits moments de bonheur. Il y en a eu, d'accord mais mon cerveau fait blocus. Pour moi, enfance = douleur. C'est comme si j'avais un gros voyant rouge dans ma tête qui s'allume pour signifier "attention danger, enfance = terrain miné". Et bien moi, je dis stop ! Je ne veux plus vivre comme ça !
Ma mission du moment est de trouver, de me rappeler de moments heureux, même brefs, de mon enfance.
Alors je me souviens oui, je me souviens, d'un après-midi d'hiver où je rentrais de l'école primaire. Il faisait froid, très froid (regardez comme je me la joue façon écrivain, hein ?). Il avait en effet neigé quelques jours auparavant et la neige s'était transformée en glace. Les routes étaient glissantes mais heureusement je n'habitais pas loin de mon école. J'étais donc rentrée à la maison en moins de 5 minutes mais cela avait suffit à me transformer en glaçon. Je ne sais plus trop en quelle classe j'étais, mais je me souviens seulement que c'était après la mort de mon père, donc après le CE1. Je rentre à la maison donc. Frigorifiée ! Et là, ô surprise ! je suis accueillie par ma maman avec un bon chocolat chaud, crémeux à souhait (c'est mon souvenir en tout cas !), peut être qu'il était simplement fort en chocolat...Je ne me souviens plus trop ce qui s'est dit. Je me souviens seulement du bien être ressenti. Ensuite, j'ai révisé ma dictée...Tiens ! Bizarre que je m'en souvienne ! Je me souviens seulement du plaisir que j'ai ressenti à être accueillie à la maison par ma maman. Elle n'était pas toujours là à cause du boulot...je l'avais d'ailleurs surnommée "ma maman courant d'air", toujours entre deux jobs. La plupart du temps, j'étais surveillée par mes frères et soeurs ou oncle et tante. C'est d'ailleurs peut être pour ça que j'ai tant apprécié ce chocolat !
Aujourd'hui encore, un bon chocolat chaud a le goût de l'amour maternel.
Ah ça fait du bien ! Et un moment heureux, un ! Vivement que je me souvienne des autres...Mais ma mémoire est très sélective...
P.S. : Si quelqu'un avait l'envie ? La gentillesse ? de me préparer un bon chocolat chaud, je vous donne la recette du chocolat chaud à la française .
Ingrédients : 250 gr de chocolat a croquer, 7,5 dl de lait, 150 gr de crème fraîche
1. Cassez le chocolat en petits morceaux. Mettez-les dans une casserole avec 1 cuillère a soupe d'eau et faites fondre au bain-marie non bouillant.
2. Faites chauffer le lait ; lorsqu'il est bouillant, retirez le choc du bain-marie, versez le lait sur le choc fondu et remuez à la cuillère en bois ; ajoutez-y la crème fraîche en fouettant. Servez très chaud dans des tasses.
J'aime bien lancer des bouteilles à la mer comme celle-ci mais quelqu'un va-t-il la trouver ?
mardi 5 février 2008
Hommage aux grands poètes
Voici un poème, le cancre de Jacques PREVERT, que j'ai retrouvé dans un magazine pour enfants lorsque j'attendais dans la salle d'attente du médecin.
Le cancre
Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.
Ce poème m'a d'un coup replongé dans mon enfance, en classe de CM² avec mon instituteur de l'époque Mr F.....c. Je garde un excellent souvenir de cet enseignant, juste et très pédagogue. Ce poème a le goût de l'enfance pour moi, un certain parfum d'insouciance. Celui de victor hugo, Demain dès l'aube , pourtant pas très gai (puisqu'il parle du décès de sa fille) a le même effet sur moi. C'est également un poème appris cette année-là.
Demain, dès l'aube...
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Mon thérapeute me dit qu'il faut que j'exploite à fond les souvenirs heureux de mon enfance (et il y en a eu, c'est certain, même si j'ai du mal à les mettre en avant) pour panser mes blessures. Okay, certaines personnes m'ont fait beaucoup de mal. Mais il y en a d'autres aussi qui ont été gentils avec moi. C'est de ça dont je dois me souvenir...pour mieux me reconstruire...
P.S. : au fait, je vous ai dit que l'instit de mon fils en maternelle est la fille de ce fameux instituteur de CM², Mr F.....c ? Etrange, non ? Il y a des hasards de la vie, comme celui-ci qu'on n'explique pas. Et apparemment, elle a l'air aussi intéressante comme enseignante que son papa. A croire que c'est dans les gènes...
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