petite lili deviendra grande

mon homme, mon fils, ma maison, mes bonheurs, le scrap, mes galères...la vie quoi !

jeudi 10 avril 2008

Salut les gens ! Je suis de retour !

Vous savez, vous lecteurs fidèles, que je suis en arrêt depuis un peu plus de 7 mois pour raisons dont je vous avais parlé ici ou encore .

Mon thérapeute m'avait averti du danger à vouloir crier au monde mon mal être, mon mal de vivre. Limite, j'aurais passé une annonce publicitaire à 20h sur TF1. J'avais un tel besoin de dire tout ce que j'avais gardé en moi si longtemps. J'ai ignoré les réticences de mon thérapeute qui craignait à juste raison que, lorsque mon état s'améliorerait, j'aurais du mal à me défaire de cette étiquette de "personne dépressive"...que je ne suis plus vraiment. Je suis maintenant dans l'étape de reconstruction...de moi-même...de l'image que je renvoie aux autres (en total désaccord avec ce que je ressens et c'est terriblement frustrant !)...de la personne active que j'étais (oublier mes craintes pour ne pas dire ma peur, de reprendre le boulot et de replonger dans la profonde dépression dans laquelle je me trouvais il y a 7 mois)...

Je n'ai pas encore réussi à pardonner à la personne qui a fait tant de mal à l'enfant que j'étais (y arriverais-je un jour ? Est-ce absolument nécessaire ? J'aimerai bien que non, car je ne m'en sens absolument pas capable !) mais je ne ressens plus cette colère intérieure, cette envie de crier ma douleur. Le fait de consulter un thérapeute m'a fait gagner en sérénité.

Poser les questions tout haut, avoir quelqu'un qui vous répond, mais sans vous juger car après tout, elle ne connaît de vous que ce que vous voulez bien lui montrer...et ce que vous ne voulez pas aussi...et oui, ça sait lire entre les lignes un thérapeute...car si au début, vous essayez de contrôler votre débit de paroles, vous essayez de choisir les mots justes, ça trouve quand même la faille un thérapeute... (sinon faut qu'il se recycle, hum !) car tôt ou tard, vous lâchez le MOT...par inadvertance mais le plus souvent parce que vous avez besoin de réponse, de paroles rassurantes. "Non, Madame, vous n'êtes pas folle. Oui, Madame, vous allez guérir.etc..." Vous vous en foutez royalement qu'il y ait des dizaines, des centaines, des milliers que dis-je des millions de personne dans votre état dans le monde. Ce n'est pas ce que vous voulez entendre et ce n'est pas ce qui vous fera guérir. Car à ce moment-là, la douleur est tellement forte que vous en devenez profondément égoïste. Vous voulez qu'elle sorte, qu'elle s'en aille cette putain de douleur !

La thérapeute vous considère en tant que personne - peut être en tant que cas à étudier ? - oui mais qu'importe, elle s'occupe de vous, elle vous écoute, elle ! Enfin, on vous prend au sérieux. Les premiers temps, vous les passez à pleurer dans son bureau. Vous videz toutes les larmes de votre corps. Vous vous sentez bête de pleurer ainsi mais vous n'y pouvez rien. C'est comme ça ! Les vannes sont ouvertes et rien ne peut les fermer ! Il y a tellement de temps qu'on vous dit d'arrêter de pleurer, que ça sert à rien, que vous ne ferez pas remonter le temps, qu'il faut oublier, qu'avec le temps, ça passera (sous -entendu la douleur) c'est bien connu, c'est comme ça, Hop ! Ca passe tout seul d'un coup de baguette magique ! Nan !On enfuit ça profondément à l'intérieur de soi mais on oublie jamais . JAMAIS !

J'ai attendu, attendu, attendu que cela passe mais voyez-vous, je n'ai rien vu venir ! Plus j'essayais d'oublier, plus ça revenait avec force ! Et puis, vous devez être forte pour votre entourage, faut rien montrer car après tout, ce n'est pas ainsi qu'on veut vous voir, que vous voulez vous montrer face aux autres.

Le point culminant a été ma grossesse ! Cela aurait dû être la période la plus heureuse de ma vie ! Je l'ai passé à pleurer. Il y avait les hormones bien sûr, la peur de ne pas être à la hauteur, mais aussi celle d'être mauvaise mère, de ne pas pouvoir protéger mon enfant de tous ces salauds qui courent les rues. Et tout ce qui m'était arrivé est revenu en force. Des nuits de cauchemar atroces ! Et puis la naissance de mon fils m'a fait un peu oublié ces choses (pendant presque 2 ans), jusqu'à mon embauche dans la World Company. Mais ça c'est une autre histoire !

Aujourd'hui, je peux le dire : Je vais MIEUX ! A défaut de Bien...mais j'espère que c'est pour bientôt. Le problème est que j'ai tellement attendu pour régler ce problème, cette douleur ancrée en moi que ma remise en forme, ma remise en état est plus longue que prévue. Mon arrêt a été prolongé de 2 mois. Pas de discussion. Le médecin a dit arrêt du travail encore pour deux mois. Point ! Je suis en A.L.D. (affection de Longue Durée ) accordée pour 3 ans. Mon médecin n'a aucun état d'âme à m'arrêter plus longtemps !

Et j'ai décidé de prendre en main ma reconversion. Mon boss actuel dans la World Company est muté dans le Sud fin mai. Malgré son statut de boss, il n'était pas si mal et au moins, on pouvait discuter...un peu. Le nouveau qui débarque (n'est pas si nouveau que ça !) et je ne l'aime pas. Je ne veux pas avoir à faire avec lui ! Ca va me booster pour mes démarches, je crois !

mercredi 12 mars 2008

Reprendre le boulot ou ne pas reprendre le boulot ?

j'ai été malade ces jours derniers, ce qui explique que j'ai un peu abandonné mon blog.

KS75055_1_Je n'aime pas être malade !!!! J'attrape toutes les saloperies qui traînent !

Une bonne gastro, ça vous couche au lit sans rien pouvoir y faire. Hier, j'ai passé ma journée au lit. C'était étrange !  j'avais l'impression que les murs bougeaient ! lol ! Ne rien pouvoir manger car ne rien pouvoir garder, à ce rythme-là, j'aurais pu avoir la ligne. Heureusement, aujourd'hui, ça va mieux ! J'ai fait le tour de l'horloge niveau sommeil et même plus  (et ça faisait longtemps que cela ne m'était pas arrivé !). Imaginez : De 19h la veille à 10h le lendemain ! Incroyable ! Autant vous dire que j'avais une bonne migraine au réveil !

heureusement que ma mère est là ! Elle a emmené mon fils chez elle hier après l'école pour que je puisse me reposer...Je sais que normalement je devrais être en forme, étant donné que je suis en arrêt depuis 6 mois. Or, c'est loin d'être le cas. Les cachets que j'avale tous les jours me mettent sur les rotules (des cachets catégorie 3. J'ai interdiction de conduire !).

J'ai été convoqué la semaine dernière au service médicale de la sécu car mon médecin a fait une demande de prise en charge en A.L.D. (affection de longue durée). Elle a été acceptée à 100 % pour les trois années à venir. Le médecin dit qu'il faut que je prenne mon mal en patience car guérir prendra du temps ! J'avoue que j'en ai un peu marre !

Y'a des moments où j'ai l'impression que je vais mieux. Je me noie sous les activités...En quelque sorte pour ne pas penser. Et d'autres où je n'ai envie de rien ! Et ces moments là reviennent de plus en plus souvent. Il paraît que c'est normal, que ce sont les étapes nécessaires à la guérison...

Mon arrêt se termine à la fin de la semaine et j'essaie de me convaincre que je vais mieux pour reprendre le boulot...La vie à la maison est monotone, d'autant que je suis éloignée de tout ici et que je ne suis pas censée conduire...Ça me fait un peu marrer ! Car si je reprends le boulot lundi, il est hors de question pour le médecin que j'arrête mes médicaments. Mais j'ai quand même 45 minutes de routes pour aller bosser...alors conduire ou ne pas conduire ?

De toute façon, je me fais des illusions. D'une part, mon médecin ne veut pas que je reprenne, d'autre part, je ne crois pas en étant honnête que je sois prête. Ça fait 10 jours que je me dis que je vais reprendre le boulot, ça fait 10 jours que je ne dors plus...

Mais bon à part ça , la vie est belle !

samedi 9 février 2008

Quand discussion rime avec émotion

Petite discussion hier matin avec ma maman...

Sur les conseils de ma thérapeute, j'ai profité du fait que nous soyons seules chez moi pour entamer une discussion sur le passé, ce qui me fait mal, les souvenirs qui me hantent...Je l'ai trouvé forte pour une fois. Je pensais qu'entamer le sujet du passé serait difficile pour elle. Ma foi, cela avait l'air d'aller.

Vous savez que je suis suivie par deux thérapeutes pour me permettre de remonter la pente. L'un d'entre eux a soulevé un point qui me fait mal : Pourquoi suis-je là ? Je me demande sans cesse pourquoi mes parents ont pris la décision d'avoir un autre enfant alors qu'ils étaient dans la misère jusqu'au cou.  Ils avaient chacun 5 et 6 enfants d'un premier veuvage, la vie financièrement parlant était difficile pour tous, pourquoi en faire un autre ? Je sais maintenant que mes parents en plus de tout ça,  ne s'aimaient pas (et je l'ai en partie accepté). Mais c'est difficile de se dire qu'on est le fruit d'un manque d'amour. Ma thérapeute m'a demandé : Pour vous, il ne peut y avoir de désir sans amour ? si mais pour moi, on ne peut pas, on ne doit pas décider de faire un enfant si l'amour est absent. Et en plus si votre conjoint est violent, c'est incompréhensible ! Et cela m'aurai épargné tant de de larmes et de chagrins. Non pas que j'ai été malheureuse comme la pierre. Après la mort de mon père, mes souvenirs sont moins douloureux. J'ai des moments de joie, c'est certain. Mais mon chagrin a pris le dessus sur ces moments-là.

Ma mère a remis quelques pendules à l'heure. Selon elle,

  1. Faux, je ne suis pas le fruit d'un manque d'amour puisque mes parents m'ont aimé très fort et c'est ça le plus important.

  2. Mon père a changé bien après ma naissance. La maladie, l'alcoolisme et l'embrigadement politique ont contribué à le changer définitivement.

  3. Quand ils se sont mariés, ils ont chacun cherché une épaule sur laquelle s'appuyer après le décès de leur conjoint. c'était commun à leur époque. Je ne dois pas juger.

  4. Mon père n'aimait pas ma mère (cela ne doit pas être mon problème !) mais moi, il m'aimait. Il ne m'a rien fait non plus. Je ne dois pas faire d'hypothèse sur ce qui aurait pu se passer s'il était encore en vie

  5. Les souvenirs de violence envers ma mère correspondent à une seule tentative de mon père. Ma mère refuse d'être considérée comme une victime. Mais cela n'a pas empêché mon père de s'entraîner sur mes frères et soeurs et ça j'en suis sure !

  6. Il faut que je pardonne à mon frère pour sa violence envers moi. Mais aussi à moi-même. Je ne suis pas mon père. Je n'ai pas rendu mon frère violent. C'est un ensemble de faits qui lui ont fait péter les plombs. Je dois me pardonner de n'avoir rien fait pour ma belle-soeur puisqu'elle-même refusait qu'on l'aide. En plus, aujourd'hui tout est rentré dans l'ordre.

  7. Mes frères et soeurs ont souhaité ma venue autant que mes parents. Mes frères et soeurs regrettent leur jalousie envers moi après la mort de mon père et cherchent à se rapprocher. Ma mère aussi a souhaité ma venue. Très idéaliste, elle pensait que ma venue ferait le lien entre les 2 familles et souderait le clan. Malheureusement, non. Elle avait d'autres raisons mais je ne souhaite pas en parler même si je les ai acceptées.

  8. Il faut oublier le passé, le laisser derrière moi

Ce que je n'avais pas compris, c'est que j'avais assimilé le manque d'amour entre mes 2 parents et les souvenirs de violence d'enfance à ma propre personne. En gros, mon père n'aimait pas ma mère donc il ne m'aimait pas, ne voulait pas de moi. Et même si je ressens encore de la colère envers ce père qui a fait tant de mal autour de lui, il était dur de penser que j'étais un boulet pour lui. Pourquoi m'aimer si mes propres parents ne m'avaient pas désirée ? Encore ce lien étroit entre amour et désir. Et par ricochet, comment les autres peuvent m'aimer puisque je suis une personne détestable (sous entendu, comme mon père).

Cette conversation m'a fait du bien. De par la diversité des sujets évoqués. Des souvenirs difficiles sur lesquels j'ai eu des éclaircissements. Par exemple, la mort de mon père. On ne m'a jamais dit de quoi mon père était mort. Franchement, c'était dur ! Poser des questions sur lui était tellement tabou autour de moi ! J'avais des souvenirs d'enfance mas je ne savais pas si cela correspondait au jour de sa mort ou s'il y avait eu des crises antérieures. J'ai vu mon père inanimé par terre dans sa chambre. J'ai vu mon frère ainé lui faire le bouche à bouche. Ensuite, ma mère est arrivée et on m'a envoyé dans ma chambre. Ensuite, le trou noir. Cette image de mon père par terre m'a hanté ! Et j'avais donc décidé qu'il était mort de crise cardiaque. En plus, je me souvenais qu'il fumait beaucoup. Et ceci expliquait cela. Par chance (pardon pour l'expression) effectivement, il avait bien eu un arrêt cardiaque. Et je n'ai pas raconté du baratin pendant toutes ces années. Et bien j'avais bien d'autres souvenirs encore ! Ca va mieux aujourd'hui d'en avoir parlé. Il me reste à régler mon problème de culpabilité à cause de l'AUTRE. Ce n'est pas pour aujourd'hui.

Finissons sur une note positive. Aujourd'hui, je vais MIEUX.

lundi 28 janvier 2008

Lili en mode réparation

Ça fait un moment que je n'ai pas posté de billets sur mon blog et pourtant dieu sait que j'en ai des choses à vous dire...J'ai quelques billets en attente d'être publiés...mais ils ne sont quasiment plus d'actualité tellement j'ai attendu pour vous les poster, des dizaines de photos à vous poster et bla bla bla....

Oui mais voilà...En ce moment, lili est en mode réparation. Quoi ? Non, non, je ne suis pas devenue folle, n'est-ce pas ? Pour vous donner une image, en ce moment, j'ai l'impression d'être toute cabossée, égratignée et j'ai besoin de me refaire la carrosserie. C'est comme si j'avais eu un gros accident de la vie et que j'avais oublié de faire le constat avec le ou les coupable(s).  Il ne s'agit pas de 50/50 car je l'accepte enfin, je ne suis pas responsable de ce qui est arrivé et dieu sait que cela a été dur de l'accepter ! C'est 100% la faute de l'autre !

Voilà c'est dit...Ça fait du bien de le dire. J'ai l'impression d'avoir fait un pas de géant. Un petit pas pour vous, un grand pas pour lili...J'avance petit à petit, je me répare, je cicatrice (enfin j'essaie) mes blessures.

De toute façon, je me dis que je ne peux pas tomber plus bas alors, soyons positif, ça ne peut qu'aller mieux...Enfin, j'espère...Quand on est au fond de la piscine, pour remonter, il faut donner un grand coup de pied...mais qu'est-ce que j'attends ? Si je continue, je vais me noyer (dans mon chagrin...). Des fois, je me dis égoïstement que ce serait la solution puis j'ouvre les yeux, je regarde autour de moi, et je me dis que mon mari et mon fils n'y sont pour rien. Pourquoi les punir ?

Au moins, je suis entourée. J'ai de la famille, des gens sur qui compter :

  • Les amours de ma vie (mon fils et mon mari)
    je les aime très fort et ils le savent. Parfois j'aimerai un peu plus de quiétude et de sérénité dans la maison (ces deux-là n'arrêtent pas de se chamailler !) mais bon personne n'est parfait. Ils sont ma béquille. C'est eux qui me maintiennent debout. Et mon mari se plaît à me le répéter, sans moi il serait perdu. C'est bon de compter dans la vie de quelqu'un. Mais ça fait peur de voir à quel point tous les deux sont dépendants de moi.

  • ma maman
    des fois je me demande ce que je ferais sans elle...Elle me rassure mais ma petite maman n'est pas toujours très objective avec moi. Quoique je fasse, c'est bien. Elle m'empêche de plonger plus profondément à sa manière...On a toujours parlé librement, elle et moi  et c'est bien...sauf de mon père...mais je ne lui en veux pas. C'est la vie...Je crois que l'épreuve que je traverse nous a rapproché...Et elle se sent utile avec moi me semble-t'il (et croyez-moi, elle l'est !) et ça lui fait du bien

  • mes beaux-parents
    j'ai eu beaucoup de mal à écrire ce passage. Je ne sais pas comment ils vont le prendre. Je ne veux pas les blesser...

    A leur manière, ils sont la source de mon tourment. Ce n'est pas leur faute attention ! Ils représentent le couple que j'aurais voulu que mes parents forment dans la vie...un couple qui s'aime (même après 40 ans de mariage), qui se chamaille mais ne se tape pas dessus (en l'occurrence, c'était mon père le coupable), des parents présents pour leurs enfants (ma mère a toujours été là pour moi mais personne ne l'épaule, et je comprend que le quotidien doit être pesant parfois). La thérapeute m'a fait comprendre que je vois un peu à travers eux, le couple que j'aurais voulu que mes parents soient...D'où l'importance à mes yeux de leur opinion...Elle m'a dit que je me comportais avec eux comme si j'étais leur fille...Ça m'a fait bizarre d'entendre ça...Et c'est vrai, je l'avoue...Attention ! Ma mère restera toujours ma mère chérie et je préfère faire comme si mon père n'avait jamais existé. Rien n'a changé de ce côté-là ! Mais j'ai besoin de sentir qu'ils m'apprécient. Si tout va bien aujourd'hui, j'ai eu l'impression que cela n'a pas toujours été le cas. Et ça m'avait fait mal...Il y a eu une période où l'on ne s'est pas vu et cela avait été dur autant pour mon mari que moi. Je les aime comme s'ils étaient mes parents. Voilà, c'est dit !

C'est tout bête mais j'ai l'impression d'avoir progressé aujourd'hui...Pas vous ?

mardi 22 janvier 2008

Ecrire ce que je ressens me fait tant de bien ...

spéciale dédicace à http://juliette71.aliceblogs.fr/blog. Merci beaucoup pour votre soutien !

J'apprécie d'autant plus votre commentaire que j'ai constaté que vous veniez régulièrement prendre de nos nouvelles...L'image de la "belle maison aux fondations pourries" me va comme un gant ! Sauf que peut être j'enlèverai bien le mot "belle". Pas assez d'estime de moi en ce moment !

Mais comment en suis-je arrivée là ? Je n'ai rien vu venir !

La vie n'est pas facile pour moi en ce moment il est vrai...J'ai ouvert la boîte de pandore et je n'arrive plus à la refermer...c'est mon mari et mon fils qui m'aident à tenir le coup...même s'ils ne comprennent pas ce qui m'arrive. j'ai pourtant tout pour être heureuse...un mari et un fils qui m'aiment, une belle maison, de la famille qui nous épaule...un job (même si je déteste ce que je fais ! c'est mieux que rien...) qui est tout de même à l'origine de l'ouverture de cette fameuse boîte !

Avec le recul, Cette douleur a toujours été là mais le boulot, l'hospitalisation de mon mari et la construction de la maison ont mis le feu aux poudres !!!

1 - Parlons-en de ce boulot !

En septembre dernier, j'avais certes la coqueluche mais le médecin m'avait arrêté car je pétais les plombs au boulot...trop de pression !  Perte de clients, retour produits  clients, chômage technique, la hiérarchie sur le dos etc...Trop pour moi ! Mon médecin me dit que j'ai assimilé mon boss à l'autre (d'où ma panique quand je dois lui téléphoner pour lui signaler une prolongation d'arrêt!). Comment et pourquoi ? Je n'ai pas tout compris...En gros, je n'ai pas été soutenu par mon supérieur hiérarchique direct quand j'en ai eu besoin (en septembre 2006...peu importe les détails !) parce que ça l'arrangeait que je reste à disposition en 2/8 au lieu de retourner à bosser en week-end comme avant...à croire que je suis indispensable ! Il m'a refusé mon augmentation annuelle alors que pour lui, je suis "un très bon élément"...mais il dit que "comme je ne fais pas de vague dans l'entreprise", il a préféré privilégier "les grandes gueules" pour l'augmentation... Et ce sentiment d'agression et d'injustice a continué à s'amplifier...à ne plus pouvoir aller au boulot...J'étais physiquement malade avant d'aller au boulot, stressée, migraineuse, nauséeuse...En réalisant qu'il s'était servi de moi, cela a été un électrochoc, j'ai pris cela comme une violence, une agression perso (d'où mon assimilation à ce qui m'est arrivé dans le passé) ...Mais bon, il a agi comme tout autre supérieur hiérarchique de cette maudite boîte... J'étais au bord de l'overdose au moment de mon arrêt. J'avais par moment envie de tout casser !

2 - Et l'hospitalisation de mon mari

Cela m'a fait un choc ! On ne s'y attendait pas...J'ai parfois l'impression de porter tous les soucis de la famille sur mes épaules...Et sa maladie a été le souci de trop ...lui était angoissé de ce qu'allait devenir sa maladie (surtout de son traitement), mon fils ne comprenait pas pourquoi papa n'était pas avec nous...et mes horaires de boulot à gérer...

Soyons franc ! J'ai de la chance que mon mari fasse la cuisine mais pour tout le reste, tout lui passe au-dessus de la tête...L'argent est une notion abstraite pour lui, notre fils avant l'hospitalisation, il ne s'en occupait pas beaucoup...Il se comporte parfois comme le 2 ème enfant de la famille et s'attend à ce que j'ai TOUTES les solutions à TOUTES les situations...C'est usant...et pour lui, c'est normal...Je n'ai pas le droit à l'erreur, il me le répète assez souvent...Mon z'hom est un mari aimant mais faut que tout aille droit ! Il est tellement explosif ! Je l'ai vu se fâcher parfois pour des broutilles (je suis fatiguée de le raisonner). Il est normal que je gère tout à la maison mais si je lui demande un coup de main, j'ai l'impression de lui demander la lune...S'il lui prend l'envie de faire du ménage (assez rare mais j'apprécie), il me fait une scène si moi, à ce moment-là, je ne suis pas dans la même pièce que lui pour l'aider (par ex, ce matin, j'étais dans le bureau, je le croyais devant la tv. En fait, il faisait la vaisselle. Il m'a fait une scène parce que je ne suis pas venue l'aider. J'en savais rien ! Par contre, lui peut me regarder m'activer pour faire le ménage mais ne va pas bouger le petit doigt ! le  vilain !).

Par ses comportements colériques, mon z'hom parfois me fait penser à mon père et ça me fait peur ! Les relations sont parfois tendues entre mon fils (parfaite copie de son père) et lui. Je ne peux pas m'empêcher d'intervenir entre eux. Je devrais les laisser se débrouiller pourtant. Mais j'ai tellement peur que mon fils garde des séquelles (mentales...je veux dire par là que plus tard, il ne se souvienne que de ces moments avec son père alors qu'il en passe d'autres fantastiques avec lui...Je ne veux pas qu'il soit traumatisé !). Ca me fait mal de les voir comme ça. Heureusement, c'est de moins en moins souvent. A force de râler...

3 - La construction de la maison

Je ne vous apprends rien si je vous dis, que construire sa maison, c'est du stress et encore du stress !

mais rien en ce moment n'arrive à m'atteindre...Je suis comme morte de l'intérieur ou plutôt endormie pour une période indéterminée...Je fonctionne un peu en pilotage automatique...Je me lève parce qu'il le faut bien, je mange parce qu'il le faut bien.

Mon z'hom me disait hier soir que je n'étais pas marrante car je n'avais envie de rien en ce moment, rien ne me touchait...Il est constamment en train de me provoquer histoire de me faire réagir...et heureusement il y arrive...parfois...ça veut dire que j'ai encore un peu de combativité en moi...Il y a donc de l'espoir,  hein ?

lundi 21 janvier 2008

C'est grave, docteur ?

...de n'avoir envie de rien ? mais alors vraiment de rien ?

Je suis en arrêt depuis 5 mois maintenant. J'ai de plus en plus de mal à faire face aux activités de la vie courante : paperasse, tracas financier, linge, courses, compte... J'ai l'impression que certains jours, tout me passe par-dessus la tête...Les jours se suivent et ne se ressemblent pas...Un jour en haut des montagnes russes, le lendemain, au plus bas...J'ai passé un bon week end et aujourd'hui, j'ai le moral dans les chaussettes. Je suis malade physiquement, ce qui n'arrange rien à mon humeur...Des cachets et le mal disparaîtra... C'est formidable ! A quand les cachets pour éradiquer le ver qui me ronge la tête, mon cerveau ?

J'ai entendu des choses ces temps derniers qui me font mal...Pas sur moi, non...mais sur des "gens comme moi"..."des gens comme moi" ...mais que veut dire cette expression ? et puis, des réflexions du genre "tout est dans la tête"...bien vu sherlock...effectivement tout est dans la tête mais c'est le corps qui trinque...Donc "tout est dans la tête, on se rend malade pour se rendre intéressant"...Voici une belle psychanalyse de comptoir...encore quelqu'un qui n'a rien compris...

Nous sommes le fruit de notre passé...Et moi, mon passé me fait mal...Je suis en train de remonter le temps avec mon thérapeute pour essayer de me déculpabiliser...Ce passé, qui me fait mal, fait de moi la mère et l'épouse que je suis...Tellement peur qu'on ne veuille plus de moi que je fais en sorte (inconsciemment) que mon fils et mon mari ne puisse rien faire sans moi...De manière générale, j'ai un besoin viscéral qu'on ait une bonne opinion de moi...Je suis le sens du courant en ce moment..."tu veux aller tout droit et moi à droite ? Et bien allons tout droit si ça te fait plaisir"...J'ai un peu de mal à m'affirmer et à donner mon avis depuis que mon passé m'explose à la figure...Je me pose 100 000 questions sur ce qu'on pense de moi ...Si j'ai bien fait, si j'ai fait plaisir en faisant ça, si j'aurais pas dû faire ça etc. En gros, je me pourrie la vie...à l'image du gros ver qui est en moi...dans ma tête...

Je n'arrive même pas à me considérer comme une femme, je suis une épouse, une mère mais pas une femme. Je n'ai plus envie de prendre soin de moi...Je me martyrise le corps, j'ai pris 10 kg en 5 mois, je massacre mes cheveux...c'est malheureux, hein ?

L'enfant que j'étais à 8 ans a été broyée, piétinée...l'adolescente que je suis devenue a été insultée, humiliée, brimée et par conséquent, je ne veux pas devenir l'aboutissement logique de ce qu'ON a fait de moi...je me doute que vous ne comprenez pas ce que je veux dire...mais moi, ça me bouleverse de mettre des mots sur ce que je ressens...J'ai cru être enceinte à 10 ans, je me suis remplie, gavée de nourriture, j'ai explosé mon poids sur la balance. J'ai arrêté la gymnastique car j'avais honte de montrer mon corps en justaucorps (mon poids à cette époque était pourtant encore normal !)...Tellement sauvage gamine que j'ai eu du mal  à me faire des amies et encore moins amis...Avec le recul, je me dis que je devais être très agressive...ou inintéressante...pas de week-end fabuleux à raconter...pas d'expérience extraordinaire, de "moi, j'ai fait ça en famille ou  mon père il est génial et toi ?", "bah moi mon père est mort quand j'avais 8 ans". Je supportais plus les "oh ma pauvre, t'as pas de chance !". Oh si, si tu savais ! Je ne supportais plus de faire l'hypocrite ! C'est dégueulasse de dire ça mais je remercie le ciel qu'il ne soit pas resté plus longtemps sur terre pour nous pourrir plus longtemps la vie. Et d'un autre côté, je lui en veux car son départ a déclenché les instincts de l'autre.

Vous connaissez le jeu des 7 familles...Dans la famille des salauds, je demande le père, le grand-père, le frère...Bonne pioche ! Mon père était un salaud, fils d'un autre salaud et moi, en toute logique, je devrais perpétrer la digne lignée de salauds mais évidemment, j'en suis incapable ! Je suis fille et petit-fille de salaud. Quel pedigree ! Dans la famille des victimes, je voudrais la mère, la fille, les soeurs...Bonne pioche ! Quel pedigree ! 

Et entre les deux, où est-ce que je me situe ? pas bourreau mais surtout pas victime ! ou plutôt plus victime ! Plus jamais ! Il faut que je devienne MOI ! Oui mais MOI, c'est quoi ? Et puis devenir MOI, c'est un peu voler mon mari puisqu'il m'a aimé telle que j'étais (j'en reviens toujours pas !), devenir MOI, c'est changer et changer, c'est risqué de ne plus être aimé par mon z'hom peut être !

Par ailleurs, tôt ou tard, mon fils me demandera des comptes, des infos sur ce grand-père qu'il n'a pas connu (enfin je crois)...Dois-je lui mentir ? Je me suis pourtant jurée d'être la plus honnête avec lui...éviter les non-dits et les tabous qui font plus de mal que de bien. Peut être que si ma mère (pardon maman !) m'avait un peu parlé de ce qu'elle avait subi quand j'étais en âge de comprendre, (j'ai eu mon époque ado où je me suis cherchée et où j'ai cherché à savoir le passé mais trop douloureux pour elle), j'aurais pu mettre des mots sur ce que je ressentais, sur les souvenirs de violence qui, la nuit, me hantaient, peut être que j'aurais pu lui parlé de ce que l'autre m'avait fait...Je ne sais pas si cela aurait changé grand chose...je crois qu'en fait, je voulais qu'elle me dise que mes souvenirs étaient faux et que mon père et l'autre étaient extraordinaires...mais jamais j'entendrais ces mots évidemment puisque c'est faux ! J'ai fait le deuil du super héros, du super papa depuis longtemps...

La méthode pour remonter la pente, dites-moi ? Je suis dans une phase descendante malgré les soins que je reçois...Je suis dorénavant suivie par 2 thérapeutes et non plus un...Ce qui me retient parmi vous : mes deux amours de mari et de fils sans qui, je crois je ne serais plus de ce monde...Je me dis qu'au pire mon mari referait sa vie...mais mon fils ?...on a besoin de son père ET de sa mère (même si cela me fait mal de l'accepter) quels qu'ils soient...

Mais quand est-ce que cette putain de douleur va partir ?

mercredi 19 décembre 2007

L'heure de vérité a sonné

Je suis en arrêt depuis 4 mois pour soucis de santé ...et grosse dépression. Les soucis de santé s'arrangent mais la dépression progresse. Pas moyen de l'enrayer. Je suis comme une pomme pourrie de l'intérieur par un gros ver, et qui se fait grignoter lentement mais sûrement. Voilà, c'est dit !

Je ne voulais pas en parler mais mon passé me rattrape et mon thérapeute me dit qu'il faut arrêter de se voiler la face et de faire comme si tout allait bien. Pour ne pas s'enfoncer, il faut le dire...en parler...Ca fait 25 ans que je l'ai en moi cette putain de douleur...Je suis morte et je suis née quand j'avais 8 ans...La seule personne a pouvoir comprendre ce que j'écris, je pense, est ma mère...

Ca fait mal d'en parler et non, je ne veux pas en parler...alors je l'écris ici pour tous mes proches...peut être comprendrez-vous mieux mes réactions...pour savoir où l'on va, il faut savoir qui on est...paraît-il...pour l'estime de soi. On a tous plus ou moins quelque chose à régler dans son passé. Après, tout dépend de la résistance de chacun aux aléas de la vie...un petit rien peut déclencher l'engrenage...Moi, c'est mon boulot...Mon autre boulet à moi...Alors, je fais tout pour changer cet aspect de ma vie...Je vais essayer de me reconvertir...Travailler auprès des enfants...ce serait comme naître une seconde fois...Une enfance par procuration...Ah ! Grandir dans l'insouciance...

Je préfèrerai être bonne comédienne plutôt que malade ! Désolée beau-papa ! Eh oui, je sais que vous rigolez ! Mais en même temps si je ne vous dis pas pourquoi je suis arrêtée, vous ne pouvez pas comprendre, n'est-ce pas ? 4 mois d'arrêt, c'est long et j'ai l'air d'aller bien pour tout le monde ! Alors, pour tout le monde, j'ai forcément un médecin complaisant...Je n'en veux à personne...Ne pas parler de cette dépression, c'était faire comme si elle n'existait pas... Mon thérapeute me chamboule la tête car elle creuse loin, plus loin que je ne le voudrais. Mais en même temps, ça me fait du bien. Le pardon est en route...J'ai pardonné aux personnes qui m'ont fait souffrir (ou presque) mais le plus important est de me pardonner à moi-même, d'accepter d'être la fille de mon père et d'être encore en vie...

A tous : non, je ne veux pas en parler ! Je vous l'écris mais je ne vous ai rien dit ! Alors pitié, ne m'en parlez pas...Faisons comme si vous n'étiez pas au courant...D'accord ?

samedi 8 décembre 2007

Petite pensée du jour

Ne dit-on pas désordre dans ta maison...désordre dans ta tête ? oui mais alors maison vide, tête vide , ou encore maison trop bien rangée, personnalité trop rigide ?

Une maison où tout est sa place, rangée serait évidemment le pied ! Mais en même temps, une maison où rien ne bouge où tout est en place n'est-elle pas une maison où l'on ne vit pas ?  Dans tous les cas, sans enfants (quel que soit l'âge !), sinon la personne préposée au rangement ne fait que ça de ses journées et ne vit plus. Un enfer ...

C'est ma petite réflexion du matin ...Bah quoi ? Vous savez bien que je ne suis pas du matin, non ? une petite tendance à déprimer quand j'ai la tête encore dans mon oreiller et mon corps debout. Du café s'il vous plaît, sans sucre mais avec un petit nuage de lait ! Le top du top ? le petit dej au lit (et croissants SVP) avec mon livre préféré...Comment ça j'abuse ?

Bon, voilà. Je regarde autour de moi et je ne vois que du désordre. Je veux dire par là que les affaires sont "rangées" mais pas à leur place et le tout fait bordélique. Je sature. Pour tout vous dire, je fais la grève du rangement. Voilà, c'est dit. J'en ai marre. Pas d'étagère, pas de rack, pas de cuisine et vous voulez que je fasse des miracles sous prétexte que je suis en arrêt ? Ok ! Oui, mais si je suis en arrêt, c'est qu'il y a une raison, non ? J'entame mon 4ème mois d'arrêt et un médecin, même complaisant (ça, c'est pour les mauvaises langues !) aurait du mal à justifier un tel arrêt s'il n'y avait pas une BONNE raison, non ? et non, je ne veux pas en parler ! Et qu'on ne m'en parle pas surtout !

Et puis, ça me soûle de commencer à vider des cartons, puis arrêter car j'ai un rendez-vous (le médecin et l'infirmière une fois par semaine, les démarches administratives, titi à aller chercher à l'école à 30 km de la maison etc.) ou alors attendre que mon z'hom soit réveillé pour vider les cartons (il est de nuit, faut quand même qu'il dorme !) ou attendre que mon fils soit endormi pour ranger sinon il fait le souk...Attendre, attendre. AH bon ? Bon, bah ok ! Mais comme je ne sais pas faire les choses à moitié, j'arrête tout !

Et puis pour honnête, j'ai commencé à ranger le garage et le bureau. Et d'un coup, dans la même journée, j'ai vu une souris me filer entre les pattes par deux fois ! Des souris ont fait leur apparition dans le garage et ont commencé à manger le placo ! bah oui, on est à la campagne. Au secours, ce sont des souris transgéniques, elles mangent tout...Et je suis pétée de trouille. Eh rigolez pas ! Je n'arrête pas d'imaginer les souris rentrant cette fois-ci dans la maison et me réveiller le matin, avec une souris dans mes draps ou sur mon bras. Ou pire dans la chambre de Théo. ou le pire du pire. Elles se seraient reproduites à la vitesse grand V et auraient dévalisées mon garde-manger. Pouah !

On a mis du blé dans le garage (pardon ! c'est beau-papa toujours prêt à la rescousse ! ) et on attend qu'elles meurent ces pourries..ouais ! Du sang ! Du sang ! On aura leur peau !

Oui mais en attendant, je fais la grève du rangement dans le garage et le bureau...

jeudi 6 décembre 2007

y'a des jours, je ferais mieux de rester coucher...

au lieu de déprimer !!!

Je viens de relire mon message d'hier et je me marre !! J'suis franchement pas du matin ! Limite, je me serais fait déprimer à me lire ! Il est vrai que de manière générale, la fin d'année n'est pas bonne pour le porte-monnaie...trop d'impôts, trop d'argent à donner, trop tout ! Les journées d'ensoleillement sont rares et courtes et cela ne contribue pas à se lever le matin !!! Mais c'est bientôt noël ! Réjouissons-nous ! J'adore voir les maisons illuminées, ça me met le coeur en fête...

Message à l'attention de nos proches : n'allez pas psychoter, tout va bien chez nous, j'suis seulement pas du matin...

mercredi 5 décembre 2007

Ce matin, c'est réveil chagrin...

Cela vous est déjà arrivé de vous lever le matin et de vous demander pourquoi vous l'avez fait ? ohé doucement ! je sais ! Tous les jours où vous devez aller au travail ! Oui mais même quand vous ne devez pas aller travailler ? Ca vous arrive ? C'est mon cas ! Petite précision en ce qui me concerne : je suis en arrêt depuis 3 mois pour des raisons de santé dont je n'ai pas envie de parler...pour l'instant.

Mon arrêt (et par conséquent l'objet de mon arrêt) me force à réfléchir à ce que je souhaite faire de ma vie. La vie est trop courte pour s'obliger à faire quelque chose que vous n'aimez pas. Je ne souhaite plus travailler dans mon entreprise actuelle, voici une chose dont je suis sure. Je souhaite devenir assistante maternelle agréée. J'aime le contact des enfants et m'occuper d'eux. Il est vrai que devenir assistante maternelle serait une solution de facilité pour garder mon fils. Ce ne serait pas le souci financier, j'aurais entamé une formation pour être ass'mat en école maternelle. Mais y'a pas moyen et dans tous les sens du terme. Je cherche une solution à mon problème. Situation au point mort pour l'instant.

De toute façon, je n'ai pas le choix que de prendre mon mal en patience et de retourner dans mon entreprise actuelle car mes décisions vont prendre du temps (le temps de sécuriser la maison : grillage, prise et compagnie), participer aux réunions d'information, déposer ma demande d'agrément (avec acceptation ou non), la formation de 120h... Mon retour au boulot est inéluctable avec les conséquences que cela peut avoir sur ma santé...Pas le choix !

Je vous l'ai dit ce matin, c'est réveil chagrin...

Tous les jours depuis un mois, j'ouvre ma boîte aux lettres et j'y découvre des factures...comme tout le monde...oui mais là, ce ne sont pas de petites factures du quotidien. Ce sont des factures qui vous assomment quand vous lisez le montant...taxe d'assiette : 1000 euros, raccordement électricité : 576 euros, impôts : 676 euros restant à payer pour la taxe d'habitation et 200 euros restant à payer pour l'impôt sur le revenu et je suis mensualisée, je vous rappelle ; raccordement téléphone : 110 euros, taxe raccordement tout à l'égoût : 250 euros, le gravier : 250 euros, frais intercalaire :620 euros...et j'en oublie je sais car la somme totale de toutes ces factures est une somme astronomique ! Et bien sûr, tout cela à payer au mois de décembre 2007.

J'entends déjà certaines personnes : "bah quoi, tu ne l'avais pas budgétisé dans ton crédit ?". Bah oui, banane, on n'est pas totalement stupide, hein ? Certes, certaines de ces factures étaient prévues dans le crédit mais pas toutes. Dans tous les cas, pas les impôts ! on n'avait pas non plus  prévu la facture de 1000 euros de réparation de la voiture, le sèche-linge tombé en panne et qui a fallu changer (300 euros)...Cette année, on a vraiment eu la poisse ! Sans parler des frais d'installation (le carrelage de la sallle de bains, les sols etc...). Ces sommes, il a bien fallu les prendre quelque part ! Ces factures vont entamer le budget cuisine que nous devons payer en février 2008 et c'est ça qui nous fait peur !!

On dit que l'argent appelle l'argent et je crois vraiment que cela est vrai. Moins t'as d'argent, plus on t'en demande ! L'année dernière, on gagnait super bien notre vie et en plus, on avait eu des remboursement d'impôts, la prime à l'emploi etc...

Pour les impôts, je multiplie les rdv avec une assistante sociale pour qu'elle appuie notre dossier auprès des impôts...On verra bien si ça marche... On peut toujours rêver d'un petit dégrèvement...l'espoir fait vivre dit-on ! Orange nous doit toujours de l'argent (475 euros tout de même) et j'ai durci le ton en les menaçant de m'adresser à la répression des fraudes...Cela a déjà marché une fois...On verra bien ! On a le retour de la caution prévue fin décembre (1000 euros), normalement elle est de 1380 euros mais il faut y enlever la taxe d'ordure qu'on doit payer, plus les 15 jours à payer.

Cela fait trop de chiffres ! J'en ai la tête qui tourne ! Et je n'ai plus les épaules assez solides pour gérer ça toute seule ! Ce matin, je craque ! Je vous l'ai dit ce matin, c'est réveil chagrin...Et Théo qui sent mon humeur et qui en abuse le chenapan ! Je vous l'ai dit ce matin, c'est réveil chagrin...

Pas de panique, je vais relever la tête et trouver une solution...comme d'habitude ! Dans les situations d'urgence, C'est là où je deviens la plus créative !!! Tant qu'il y a de la vie, y'a de l'espoir !

P.S. : Je suis en train d'écouter Peter Cincotti, "goodbye Philadelphia", c'est peut être l'origine de mon blues du matin après tout ...

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